PHOBOS, de Victor DIXEN.

105264305_o[1]

Résumé :

Léonor est une jeune française de 18 ans, sans famille, sans attache, sans futur… jusqu’à présent ! Car voilà qu’on lui annonce qu’elle est l’une des douze à avoir été sélectionnée pour effectuer un aller-simple vers la planète Mars, afin de s’y installer, s’y marier avec l’un des mystérieux prétendants et y fonder une famille. C’est l’occasion de sa vie, alors elle se lance dans l’aventure. Contre toute attente, elle prend goût aux rendez-vous de speed-dating retranscrits en direct dans le monde entier, où elle découvre des garçons au passé aussi sombre que le sien. Mais la jeune rousse, malgré sa détermination et son caractère aussi flambant que sa chevelure, saura-t-elle supporter la Salamandre, cette malédiction cuisante que lui a laissée son enfance ? Il le faudra bien car elle seule possède la clé qui lui permettra de découvrir ce que cache cette dangereuse conquête de l’espace…

Impressions :

Des personnages mystérieux, emblématiques et attachants, un suspense haletant, une romance à couper le souffle, bref malgré l’a priori que j’avais avant d’ouvrir ce bouquin, c’est une vraie révélation ! Ecrit avec justesse et style, ce roman de science-fiction, est le reflet des vices et défauts de notre société actuelle, qu’il balaye de long en large, rien est oublié : l’hypocrisie, l’égoïsme, l’appât du gain, la discrimination, la drogue, la misère, et toutes les formes d’injustices qui sévissent autour du nous, de quoi donner à réfléchir !

Seul défaut, on reste vraiment sur sa faim, mais heureusement, la suite est pour bientôt !

« Il n’y a que la mort qui soit simple, et éternelle. Parce que tu vois, la vie, c’est compliqué, et c’est terriblement court. On a l’impression qu’on a tout le temps devant soi, amis en réalité c’est comme une séance de speed-dating : à peine entré dans la bulle, c’est déjà le moment de dégager. »

Publicités

Les Zonards (suite)

Ce soir-là, Coleen arrive au volant de son van, chargé de caméras HD, d’ordinateurs et d’appareils de montage. La ville aux rues désertes, où semble flotter le mystère, confirme ce qu’on lui a raconté sur cet endroit maudit. Mais elle n’a pas peur des Zonards, c’est pour eux qu’elle vient.

Elle se gare sur un parking, sous la place principale. Tandis qu’elle remonte à la surface, sa tête bourdonne de questions, comme chaque fois qu’elle est sur un coup. Elle n’a pas eu de chance jusqu’à présent car ses reportages se sont révélés ennuyants à mourir. Mais cette fois-ci, elle sait que tout est différent, c’est plus qu’une légende urbaine, et ça ne parle pas que d’écologie ou de travaux associatifs. Alors, pleine de confiance, elle se jette au dehors, à la recherche de ces terreurs qui règnent sur la ville.

Impossible de ne pas les reconnaître, avec leurs vêtements déchirés, leurs rangers qui claquent sur le bitume, leurs cheveux longs et sales, les peintures noires qui déchirent leur visage. Ils se déplacent en meute, et laissent dans leur sillage l’écho des hurlements sauvages qui accompagnent leurs méfaits. ils avancent rapidement, l’un d’eux à l’avant glissant sur un cadis pour repérer leur prochaine victime. Les autres suivent au pas de course, saccageant tout sur leur passage.

Coleen, guidée jusqu’à eux par son ouïe, les aperçoit bien vite, au bout de la 241ème rue, armés de battes de baseball, ou simplement les poings serrés, prêts à frapper. Elle frissonne malgré elle, mais se force à rester. Elle en est capable. Elle le sait. Elle l’espère du moins…

Les Zonards

Newshury, 18h: les hommes d’affaires sortent des bureaux, les enfants ont fini leur promenade, les jeunes profitent encore un peu des derniers instants du jour pour traîner dans le quartier.

A mesure que le temps s’écoule, la tension s’intensifie, elle devient presque palpable dans l’atmosphère saturée du métro. Les gens s’y pressent et s’y bousculent avec une lueur d’inquiétude dans le regard. Les plus riches ont déjà quitté les parkings où stationnaient leur voiture de sport.

Bientôt ne reste dans la ville que les touristes et nouveaux arrivants, étonnés de ce calme plat après l’effervescence du jour, quelques clochards résignés à rester dans la ville inhospitalière, et un ou deux jeunes téméraires, qui ne le resteront pas longtemps.

Le soleil est à peine effacé derrière les buildings, que leurs cris résonnent déjà au loin, dans la ville souterraine. Les pauvres malchanceux, qui n’ont pas de garage pour rentrer leur voiture, ou qui occupe un poste nocturne au dehors, commencent alors une fervente prière, à un dieu auquel il ne croyait pas.

A l’extérieur, les cris s’intensifient, les pétards explosent dans les rues et des lumières de feu illuminent le pavé… Ils sont là: les Zonards, préparez-vous pour la bagarre.

Voici le début d’une série inspirée par un héros de la chanson française. Laissez moi vos avis et commentaires sur cette première publication. La suite est pour bientôt!

Pendant qu’on crie si fort pour cacher nos faiblesses, on oublie nos trésors. – Michel Berger.